terça-feira, 6 de março de 2012

Hiper sexualização das meninas As Lolitas.

( Mila: muchas gracias pelo enlace. Mais tarde, tentarei traduzir mas não mostres a tradução ao Teu Hijo lol) 


"Hypersexualisation" des fillettes : 40 ans de pub de plus en plus osées


Modifié le 05-03-2012 à 10h30


Article initialement publié le 2 décembre 2011. "Vogue" vous souhaite de bonnes fêtes, avec un modèle de 10 ans : 

 ( já agora aconselho-vos a ler os comentários)













LE PLUS.


 Dans un rapport remis au gouvernement, Chantal Jouanno conseille d'endiguer le phénomène d'"hypersexualisation" des enfants, qui passe notamment par le marketing. Car à l'heure où l'on traque la pédophilie, certaines publicités mettant en scène des fillettes sont franchement dérangeantes. David Chiche, un étudiant et blogueur friand d'analyses de pub,http://www.advertisingtimes.fr/ revient sur cette évolution.


Cet article est particulièrement lié à un phénomène de société : la sexualisation infantile. A l'heure où la pédophilie est de plus en plus traquée, on peut se demander si, au sein même de notre quotidien, on ne retrouve pas des traces pédo-pornographie évidentes, notamment dans la publicité.

Il est intéressant de se demander jusqu'où la communication peut aller, pour vendre son produit par le biais de l'enfance. Au-delà de ses représentations traditionnelles - au sein d'un foyer, attendrissante, attachante - l'enfance peut être utilisée à tort comme un vecteur sexuel de communication à grands coups de lolitas en couche-culotte.

Certains considèrent qu'il s'agit d'une vision artistique de la femme, d'autres crient au scandale ; il est clair que ces campagnes et photos sont loin de laisser indifférents. 





 
1974 : "Parce que l'innocence est plus sexy que vous pouviez le penser"

40 ans de campagne de plus en plus osées

Dès les années 1970, on assiste à une mise en avant, encore assez timide, de la petite fille comme modèle sexualisé. Les années 1980 voient le début de la sexualisation de masse dans la publicité et sont propices à l'apparition d'une sexualisation brute de la femme dès les années 1990. De plus en plus exposées à une société qui met en avant le corps de leur aînées, les petites filles évoluent et sont, depuis les années 2000, davantage sexuées. Un constat que la publicité n'a pas manqué d'observer et donc d'utiliser.

En parallèle se développe une dénonciation bien plus grande de la pédophilie, qui est de moins en moins taboue. Exposée au grand jour, elle incarne le pire des vices et est combattue sous toutes ses formes. Malgré cette lutte, on assiste à quelques campagnes qui font un choix "créatif" en voulant mettre en avant la petite fille comme objet ultra-sexuée.

Des campagnes d'antan à l'été 2011, il n'y a qu'un pas. La dernière campagne Marc Jacobs utilise par exemple la jeune actrice Dakota Fenning (17 ans) pour une métaphore publicitaire douteuse sur la fleur du parfum "Oh Lola". Une campagne censurée car sexuellement provocante pour un mannequin mineur.

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 Dakota Fanning (17 ans) pour Marc Jacobs - Automne 2011

La marque Urban Outfitters a quant à elle fait appel à Heiley Clauson pour sa campagne et son tee-shirt. Nouveau scandale, jambes écartées à 15 ans, ses parents portent plainte.

 
Hailey Clauson, 15 ans, pour Urban Outfitters - Ses parents portent plainte

En 2006, la marque de crèmes glacées Breyers a dû faire face à un raz de marée de plaintes contre sa nouvelle campagne. Une campagne particulièrement remplie de sous-entendus douteux. Il a fallu quelques jours pour que l'on apprenne que cette publicité était en réalité une fausse. Un "fake" qui porte encore préjudice aujourd'hui à la marque.
 
"Lickable" - 2006
"Vogue" et son "spécial enfant"

L'été 2011 fut pour Vogue la saison de tous les scandales. Pour son numéro spécial enfant, le magazine a fait un énorme photoshoot avec un modèle de... 10 ans, en la personne de Thylane Léna Rose Blondeau.

Thylane Léna Rose Blondeau - 10 ans - Vogue

Ultra décriée, la petite fille de Véronika Loubry et Patrick Blondeau est une habituée du monde de la mode, puisqu'elle ne cesse de poser, poussée par ses parents qui voient en elle un mannequin avant l'heure. La petite fille ressemble ainsi à une représentation ultra sexualisée de la femme, où la mode semble avoir perdu la raison tant les clichés sont impressionnants par leur opposition entre un modèle très (trop) jeune et des tenues pour adultes.

Une démonstration de force qui nous montre que la société est de plus en plus encline à voir de telles représentations de l'enfance et de la femme, puisqu'une institution comme "Vogue" semble en être un porte-parole.

Vogue - Thylane Léna Rose Blondeau

Thylane Léna Rose Blondeau - Vogue

L'été 2011 marque aussi le lancement d'une marque bien particulière, "Jours après Lunes", spécialisée dans les sous-vêtements pour enfants. Jusque là rien de bien méchant, sauf que pour promouvoir ses produits, la marque fait poser des enfants d'une manière particulièrement osée, avec des postures plus ou moins significatives.

Les petites filles sont de véritables femmes et l'on ne peut que s'étonner de voir des campagnes de ce genre.


Outre la sexualisation, la question de l'âge des modèles

Alors que penser de l'ensemble de ces campagnes ? Tout d'abord qu'en effet, elles suivent toute une tendance de notre société : la sexualisation de plus en plus précoce des femmes. Mais qui de l’œuf ou la poule est arrivé le premier ? Cependant, entre choisir des modèles de 18 ans et des modèles de 10 ans il y a un monde. Évidemment, ces campagnes sont rares et cet article les souligne pour montrer jusqu'où il est possible d'aller, mais toutes sont parues et ne sont pas passées inaperçues.

Fort heureusement, les autorités arrivent à faire en sorte de bloquer ces campagnes, mais toutes sont aujourd'hui présentes sur Internet et vivent une seconde jeunesse.

L'âge des modèles est important mais pas toujours décrié, pour la simple et bonne raison qu'il est possible de faire de très bonnes campagnes sans forcément tomber dans le graveleux, ni le lier à une sexualisation de l'enfance.

On peut citer la campagne de Marc Jacobs avec Elle Fanning (soeur de Dakota Fenning), 13 ans, ou la dernière campagne Miu Miu avec Hailee Steinfeld, 14 ans. Des publicités qui posent tout de même la question de l'âge des mannequins : seront-ils de plus en plus jeunes et quelles limites imposer ?

Elle Fanning, 13 ans pour Marc Jacobs

 Miu-Miu, Hailee Steinfeld, 14 ans 

um comentário :


Eric Primault
 a posté le 3-12-2011 à 19:59
Quand je lis ce genre d'article, rédigé avec des formulations à ce point péremptoires et exposant autant d'amalgames douteux, je regrette qu'on ne puisse pas montrer, à titre d'instruction civique et dans un cadre strict, de VRAIES images pédopornographiques. Cela vous permettrait de faire la différence.


Personnellement, je préfère une société où l'on peut voir ce type de photos, à la société que vous semblez clairement appeler de vos vœux, une société où l'on censure à tour de bras pour tout et n'importe quel prétexte.


Pour moi, vous participez, consciemment ou non, à la formidable manipulation menée par les milieux puritains : surfer sur l'aversion légitime et universellement partagée suscitée par les affaires Dutroux ou Fourniret pour inciter l'opinion à associer à de la pédopornographie des choses qui n'en relèvent pas, au besoin en usant de terrorisme intellectuel, en diabolisant ceux qui ne partagent pas les canons de cette nouvelle forme de bien-pensance.

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