segunda-feira, 9 de janeiro de 2012

"Belle Famille" Livro





http://mercedessigueaqui.blogspot.com/2012/01/belle-famille-de-arthur-dreyfus.html

Resumos em espanhol . Ler na ligação indicada.




http://spudgunsspoutings.blogspot.com/2012/01/curious-case-of-madec-macand-not-to-be.html

(nesta ligação a leitura está em inglês)

Godbless Madeleine McCann, wherever you may be.

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Dans un registre moins tragique, Arthur Dreyfus s'attelle, avec Belle famille, à raconter ce qu'un fait divers dévoile de la société où il se produit en s'emparant d'une histoire récente et retentissante, celle de Maddie McCann, petite Anglaise de 4 ans disparue de son lit, pendant un séjour au Portugal, alors que ses parents dînaient à quelques dizaines de mètres. Arthur Dreyfus prend bien sûr soin d'invoquer en préambule "les droits imprescriptibles de l'imagination" chers à Aragon et transpose l'histoire dans une famille française passant ses vacances en Italie. Il ne dissimule pourtant rien de son inspiration en appelant son personnage d'enfant Madec, par exemple. Mais il laisse de côté la dimension mystérieuse de la disparition : page 80, Madec meurt d'un stupide accident domestique et sa mère, trouvant son corps, décide de le faire disparaître. Le véritable sujet de l'auteur, avec cette histoire où nul n'est réellement coupable, c'est la manière dont naît un fait divers hypermédiatique. C'est la frénésie qui s'empare des journalistes, des politiques, de tous ceux qui peuvent tirer profit d'une manière ou d'une autre d'une histoire comme celle-là. Emouvante, forcément émouvante, puisqu'il s'agit de la disparition d'un enfant. La distance qu'introduit la fiction par rapport aux faits réels tels qu'ils sont connus permet de prendre de la hauteur, de rejeter le tire-larmes au profit de la réflexion. En puisant aux sources d'un cas aussi sensible pour livrer un roman grinçant et souvent drôle, le jeune Arthur Dreyfus, 24 ans, fait un pari gonflé, et le remporte. La lecture de Belle famille pousse à s'interroger sur ce qui nous passionne tant dans la mise en récit de faits divers à sensations. Dans son bel essai Un jour, le crime (Gallimard, 2011), le psychanalyste et écrivain Jean-Bertrand Pontalis expliquait : le goût de ces histoires où se satisfont nos pulsions violentes rappelle notre nature de "criminels innocents".
Raphaëlle Leyrishttp://www.lemonde.fr/livres/article/2012/01/05/lectures-coupables_1625784_3260.html
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